Jeudi 17 janvier 2008
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Face à l’annonce du président Sarkozy, les réactions ne se sont pas faites attendre, voici la réaction de Monsieur Patrick de
Carolis :
« Le Président de la République a fait connaître ce matin son souhait de revoir profondément le cahier des charges de la télévision publique , et de réfléchir à la suppression totale de
la publicité sur les chaînes publiques de télévision, en compensant l’incidence financière de cette suppression.
Cette orientation claire, donnée par notre actionnaire, entraîne évidemment de nombreuses conséquences pour le groupe France Télévisions,
car elle modifie profondément notre modèle économique.
Ces conséquences sont d’ores et déjà étudiées avec précision, à l’intérieur de notre groupe, en liaison permanente avec notre
actionnaire.
[…]
Je serai naturellement très vigilant sur l’impact de cette décision en matière d’organisation de notre entreprise, en particulier pour
les collaborateurs de notre régie publicitaire, dont la pérennité de l’avenir professionnel au sein de notre groupe sera ma première préoccupation.
C’est avec détermination et sérénité que le groupe France Télévisions s’engage aujourd’hui dans ce qui s’annonce comme une étape importante de
son histoire. »
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Mercredi 16 janvier 2008
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18:17
Graphique représentant les
variations de la valeur des actions de TF1(source:boursorama)
Ci-dessus une représentation du graphique montrant de façon très claire la brusque augmentation de la valeur de l'action de TF1 lors de l'annonce
de la suppression de la publicité sur les chaînes du groupe France Télévision. Cette représentation graphique a été repris en boucle par l'ensemble des médias et de la majorité des
internautes.
Néanmoins le graphique qui n'a pas du tout ou que trop peu médiatisé est celui ci-dessous qui montre qu'au moment de l'annonce faite par Nicolas Sarkozy, le
cours de l'action de TF1 était au plus bas depuis plus d'un an. Ce deuxième graphique nous amène à nous poser d'autres
questions. En tout état de cause, il convient toujours de resituer l'information dans un contexte plus large que celui qui peut nous être présenté et surtout par celui représenté par la
sphère médiatique. Recouper l'information est une nécessité.
Graphique représentant les
variations de la valeur des actions de TF1(source:boursorama)
L’audience moyenne de TF1 en novembre est passée sous le seuil symbolique des 30% pour la première fois, selon l’étude mensuelle publiée lundi par
Médiamétrie, qui montre un nouvel effritement de l’audience des grandes chaînes hertziennes, au profit des autres télévisions. On peut voir à travers cette baisse d'audience une
justification de la baisse du cours des actions depuis le mois de juillet.
L'annonce de Sarkozy
aurait-elle eu comme objectif de les rebooster et ainsi redonner du beaume au coeurs de Martin Bouygues actionnaire principal de TF1 et parrin du fils de Nicolas Sarkozy?
En tout état de cause de nombreux internautes se posent la question. Certains souhaitent même que soit lancée une enquête pour vérifier les
mouvements des actions de TF1 quant d'autres encore n'hésitent pas à parler de délit d'initié. Cela rapellera à certains l'affaire d'airbus.
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Publié dans : Economie
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Mercredi 16 janvier 2008
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15:40
A un visage à deux face (diffusion de programme télévisé et vente d’espace publicitaire) se substituerait une seule et unique facette audiovisuelle : celle de ses premières heures de gloire,
la diffusion de programmes télévisuels.Cependant le réel problème persiste : comment financer les chaînes publiques?
Plusieurs solutions sont apportées par Françoise Benhamou .
- Augmenter le redevance
Il suffirait de passer de 116 euros à 152 euros par an et par foyer pour combler le manque à gagner. Mais la population est-elle prête à faire cet effort ou
sera-t-il une fois de plus imposer par le gouvernement ? Rappelons que la redevance télévisuelle est de 183 euros au Royaume-Uni et en Allemagne.
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Taxer les recettes publicitaires des chaînes privées
Suite à cette esquisse de décision une solution claire se profile : taxer recettes publicitaires des chaînes privées qui de toutes manières vont voir leur coût
annuel augmenter de façon considérable !
Quoi qu’il en soit ce plan doit être compris comme le premier pas d’un vaste mouvement de libéralisation de l’audiovisuel incluant des changements dans la propriété
des médias.
Selon Françoise Benhamou «si le service public ne voit pas sa dotation augmenter, il demeurera sous-financé
comme il l’est déjà, glissant vers des programmes un peu mais pas trop culturels, et ne parvenant pas à tenir son rang en face de la télévision privée ».
Mais encore une fois il faut s’attendre à un bouleversement des parts de marché de la
publicité entre les catégories de supports, affichage, presse, télévision, internet, radio…
Mercredi 16 janvier 2008
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15:03
Avec plus de 800 millions de revenus publicitaires, les chaînes publiques ont de quoi être inquiètes par l’annonce de notre président. Plus de publicités sur les chaînes de télévision
publiques ? Mais qui seront réellement les gagnants et les perdants de ce changement radical dans le milieu audiovisuel.
Les gagnants
TF1 et M6
D’après Michel Teuliere, directeur général de Carat : « On ne peut pas faire de projections financières car les incertitudes sont trop nombreuses mais il
est certain que les annonceurs qui achetaient des espaces à la télévision poursuivront leurs investissement ».
Cependant afin de répondre au maximum à la demande, l’espace publicitaire devra être élargi. En tout état de cause, les tarifs publicitaires de ces deux chaînes
devraient grimper.
Les chaînes de la TNT
« TF1 et M6 n'arriveront jamais à absorber le volume des publicités qui étaient diffusées sur les antennes de France
Télévisions » affirme Michel Teuliere. Les dix nouvelles chaînes de la TNT prendront alors le relais : « ces chaînes, dont les revenus publicitaires ont sensiblement augmenté en
2007 profiteront de cette mesure qui accélèrera la croissance de leurs revenus ».
Presse et Internet
Les annonceurs seront obligés de réinvestir auprès d’autres médias. « Certains annonceurs, qui ont des campagnes qui visent
particulièrement les Catégories Sociales Professionnelles supérieure, devraient se tourner vers la radio, la presse ou Internet » pronostique Michel Teuliere.
Les perdants
L’audiovisuel public
Il faut savoir si la suppression de la publicité sera partielle ou totale sur le parc de chaîne audiovisuelle public. En tout état de
cause ces chaînes devront trouver un autre moyen de financement et l’Etat pourrait bien, au final, se séparer de certaines chaînes.
Les petits annonceurs
Une telle décision influera forcément sur les tarifs exorbitants des spots
télévisuels. Une guerre sans merci entre grandes agences de communications et annonceurs sera alors lancer au péril des plus petits qui ne pourront pas s’aligner à de tels
financements.
Mardi 15 janvier 2008
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12:44
Le président Nicolas Sarkozy a annoncé mardi le lancement d'une réflexion sur la suppression totale de la publicité sur les chaînes
de télévision publiques.
"Je souhaite que le cahier des charges de la télévision publique soit revu profondément et que l'on réfléchisse à la suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques, qui prourait
être financée par une taxe sur les recettes publicitaires accrue des chaînes privées et une taxe infinitésimale sur les chiffres d'affaires des nouveaux moyens de communication comme l'accès à
internet ou la téléphonie mobile", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.
Ces annonces ont dopé en Bourse les titres de TF1, qui bondissait de plus de 12% vers 10h48, et de M6 en hausse de plus de 5,5%. Mais elles soulignent également de nombreuses questions au sujet
du financement des chaînes de télévision publiques.
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Publié dans : Politique
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