Sur son site Internet, le quotidien Le Monde dresse un panorama du paysage médiatique et de ses relations avec les financements publicitaires. Cela nous permet
d’avoir une vue d’ensemble permettant ainsi de cerner les enjeux liés à la suppression de la publicité sue les chaînes du groupe France Télévision.
INVESTISSEMENTS PUBLICITAIRES.
Sur les télévisions françaises, les investissements publicitaires bruts ont progressé de 7,1 % en 2007, à 6,737 milliards d'euros, selon le Syndicat national de la publicité
télévisée (SNPTV). Une croissance due aux chaînes du câble, du satellite et de la télévision numérique terrestre (TNT). Les ressources publicitaires des six chaînes nationales hertziennes
"historiques" (TF1, France 2, 3 et 5, M6, Canal+...) ont crû de 0,5 %, à 5,5 milliards d'euros.
PRINCIPAUX ANNONCEURS.
En 2007, le secteur de l'alimentation est resté le premier annonceur (1,380 milliard d'euros, + 4,9 %), devant l'hygiène-beauté (885 millions d'euros, + 6,4 %) et les
télécommunications (634 millions d'euros, - 5,6 %). Autorisée depuis un an, la grande distribution a attiré 362 millions d'euros d'investissements publicitaires.
DURÉE DES ÉCRANS PUBLICITAIRES.
La durée de la publicité sur les télévisions publiques ne peut excéder 8 minutes par "heure glissante" - c'est-à-dire de 12 h 00' 00''à 12 h 59' 59'' puis de 13 h 00'
01''à 14 h 00' 00'', etc. - et 144 minutes par 24 heures (6 minutes par heure, en moyenne quotidienne). Sur les télés privées, la publicité est limitée à 12 minutes par "heure glissante". Selon
le SNPTV, un spot publicitaire dure en moyenne 19,6 secondes (21 secondes en 2002).
AUDIENCE.
En 2007, la durée d'écoute quotidienne des chaînes chez les individus âgés de quatre ans et plus a atteint un nouveau record : 3 heures et 27 minutes, soit 3 minutes de plus
qu'en 2006.